Noémie Catier est consultante en oenotourisme
Comment l'œnotourisme contribue-t-il à la valorisation des vignobles et des produits ?
L'œnotourisme est un moyen accessible de faire de la promotion internationale et de développer ses ventes directes. Ouvrir les portes de son domaine, faire découvrir son métier, inviter les visiteurs à vivre une véritable expérience, mettre en valeur ses produits in situ et faire de l’événementiel, sont autant de moyens de gagner en notoriété et d'augmenter son chiffre d'affaires. Cependant, cela demande un réel investissement de la part du vigneron, tant en termes de moyens (humains et financiers) que de disponibilité.
L'œnotourisme représente-il uniquement une activité complémentaire pour un domaine ?
L'œnotourisme ne doit pas uniquement être considéré comme une activité complémentaire, mais comme faisant partie intégrante du domaine, avec sa propre saisonnalité et son organisation. Il est trop souvent considéré comme une activité subsidiaire, alors qu'il peut facilement s'ajouter à une organisation déjà bien remplie. Monter un projet oenotouristique n'est jamais anodin en termes de coût et de temps, surtout si l'on veut se donner les moyens de le faire fonctionner !
Comment l'œnotourisme a-t-il évolué et comment voyez-vous l'avenir de ce secteur ?
L'œnotourisme s'inscrit clairement dans le cadre des tendances de développement des domaines viticoles, car les visiteurs s’intéressent de plus en plus aux activités, aux découvertes et aux expériences partagées. L'évolution des technologies soutient ce développement, comme en témoigne la montée en puissance des visites virtuelles, par exemple. Mais un simple déjeuner vigneron ravit aussi les amateurs de vin ! Il me semble que les possibilités sont vraiment nombreuses et qu'il faut réfléchir en fonction de ses propres moyens et objectifs, savoir cibler un public, bien communiquer, et voilà ! N'hésitez pas à demander de l'aide pour y arriver !